mardi 17 septembre 2024
Le cadeau
mardi 7 mai 2024
Résumé du Cid.
vendredi 5 janvier 2024
La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (8)
(à suivre...)
mercredi 6 décembre 2023
Un homme, un vrai - Arnaud et Jean-Marie Larrieu (2002)
Au cours d'une soirée parisienne, Boris, un apprenti cinéaste, et Marilyne, une jeune cadre supérieure, se déclarent un amour éternel alors qu'ils viennent à peine de se connaître. Au fil du temps, leur relation va changer...
“Une biche !”. “Oh ! Encore une biche !”.La scène qui se termine par “una biera et una omeleta please”. Et ça devient plus sombre.
Comment parler d’un film fétiche en 500 signes ? La musique de Philippe Katerine, la harpe, le guide de haute montagne Toni, le gazpacho ?
Écrit le 25 septembre 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #5 "Géométries amoureuses"
mardi 5 décembre 2023
L'esprit de la ruche - Victor Erice (1973)
Dans les années 1940, peu après la fin de la guerre civile, dans un village perdu du plateau castillan, deux sœurs assistent à la projection du film Frankenstein. Ana, 6 ans, très impressionnée, se met à sa recherche tandis que sa grande sœur Isabel lui fait croire que son esprit rôde dans une bergerie et que pour le voir il lui suffit de se présenter à lui en disant ces mots : “soy Ana”.
Ana Torrent a 6 ans elle aussi pendant le tournage du film, ne comprend pas pourquoi on l’appelle par un autre prénom que le sien, se rebelle. Elle sera donc bien Ana, réservée, curieuse, tourmentée, vivant tout au premier degré : le cinéma, les jeux, les leçons d’anatomie, les promenades dans les bois où l’on apprend à reconnaître les champignons vénéneux, une rencontre. Comme elle on est hypnotisé par ces histoires que chacun raconte, avec ou sans mots, on est plongé dans un monde mystérieux et sensible, aimanté au regard d’Ana.
Écrit le 15 juin 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #2 "Cinéma miroir"
Nos soleils - Carla Simón (2022)
Depuis des générations, les Solé passent leurs étés à cueillir des pêches dans leur exploitation à Alcarràs, un petit village de Catalogne. Mais la récolte de cette année pourrait bien être la dernière car ils sont menacés d'expulsion.
Ma grand-mère espagnole adorait les films qui font pleurer, elle disait que si on ne pleure pas ça sert à rien. Elle nous racontait aussi les hérésies culinaires de ses belles-sœurs en se foutant bien de leur gueule d’un air outré parce qu’elles se vantaient de faire la sauce tomate au mixeur et trouvaient ça super. Ça nous faisait bien rigoler.
Nos soleils se passe pendant un été dans une famille en Espagne. On commence par suivre les enfants en perpétuelle quête d’un truc à transformer en cabane pour jouer dedans, les adultes finissent par récupérer les trucs en question parce qu’ils s’en servent, et tout s’enchaîne avec une fluidité sans égal, la caméra passant d'un monde à l’autre avec la même acuité pour ce qui s’y trame. L’après-midi le grand-père dort devant un programme nul à la télé, les enfants et ados agglutinés sur le canapé autour de lui parce que dehors il fait trop chaud font des manœuvres de cambrioleurs pour récupérer la télécommande sans le réveiller, dehors la grand-mère dit à ses filles que non non non passer la sauce tomate au mixeur ça n’a aucun rapport. Tout ça n’a l’air de rien, on a envie que ça continue, on sent l’odeur des pêches, on pleure.
Écrit le 27 mai 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #1 "Belles équipes"



