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mardi 11 février 2025

Style vieille jeune

Francine au début vous aviez les cheveux bruns chics plutôt courts, l'air d'avoir un certain âge mais jeune d'esprit et la classe en toute discrétion, une femme active, intelligente.
Une des premières fois je vous ai demandé où vous aviez acheté votre chemisier, j'aimais trop votre style, c'est hyper rare que je fasse ça, j'ai mis un peu de temps à comprendre que vous étiez sans doute pétée de tunes. Vous aviez l'air surprise de mon enthousiasme et de ma question. Après je n'ai plus osé demander parce que j'aimais tous vos vêtements.
Vous venez toujours seule. Vous ne parlez à personne.
Comme vous venez voir les films que j'ai envie de voir aussi, je me dis que peut-être c'est réciproque, que vous aussi vous aimez mon style, même mes tee-shirts Tortues Ninja ou Eckbolsheim Basketball, que vous sentez qu'on a les mêmes goûts.
Du jour au lendemain vous êtes venue avec les cheveux blancs, ivoire, et ils étaient longs avec une frange. C'est là que j'ai commencé à remarquer que vos vêtements devaient coûter une blinde. C'était bizarre c'était comme si vous aviez décidé de devenir vieille.
Vestes en tweed, pantalons beiges comme pour le cheval. Avant vous aviez des Creepers. Ou j'ai déliré. Je crois pas.
Je suis grand-mère, je suis à la retraite, je suis la veuve d'un grand professeur, industriel, docteur. C'est quoi le message. Je suis une grande bourgeoise timide finalement j'ai le look que donne les boutiques de luxe aux femmes discrètes.
Vous vous appelez Francine c'est sur votre carte illimitée, le nom je m'en souviens jamais il a trop de lettres, je l'ai écrit sur des bouts de papier que je ramène chez moi, ça traîne par terre avec le reste. J'ai déjà essayé de vous trouver sur internet mais y a rien.
Ce cheval je l'ai pris en photo il me fait penser à vous.
J'aime moins vos vêtements mais vous me faites des plus grands sourires quand vous venez prendre votre place j'ai remarqué.
Peut-être vous m'entendez discuter des films avec d'autres clients quand vous êtes dans le hall.
Par exemple peut-être vous avez vu mes pommettes un peu rougir quand on m'a demandé si j'avais vu Babygirl et que j'ai essayé d'expliquer ce que j'en pensais. À la fois un peu pourri et troublant, en gros. Je dis pas que je l'ai vu une fois et demie.
Je me demande si parfois vous pétez des câbles. À qui vous parlez.

Il y a cinq ou dix ans j'ai remarqué une femme qui traînait vers la place de l'Homme de fer l'été, je l'ai vue deux ou trois fois, à chaque fois ça me sautait aux yeux et je la reconnaissais parce que j'aimais trop son look même si elle avait l'air folle crade et à la rue, je me disais Waaa mais c'est moi. Moi quand je serai vieille folle et sdf, j'aurai exactement ce look. Même coupe de cheveux au carré, un peu maigre se tient pas droite, robe d'été sans manches en tissu éponge fuchsia des années 70 trop belle, un sac plastique avec des trucs, des baskets ? Des tongs ? Les autres fois je sais plus mais je la trouvais trop stylée, jeune et vieille en même temps. Super look simple et spécial, super couleurs. C'est rare hein. C'était un choc.

Je retrouve pas la photo du cheval.
Blond, calme, muet, s'approche.

mercredi 9 octobre 2024

La momie (1999)

Lundi 2 août.

Après avoir relu les épisodes précédents, j'en viens à me demander si c'est vraiment intéressant, et si on peut vraiment y comprendre quelque chose.À 4h30 j'ai rendez-vous chez le docteur pour qu'il me prescrive des séances de kiné. Un de mes voisins regarde un film d'aventures américain depuis un moment. ça résonne dans toute la cour intérieure. On reconnaît bien les intonations des doubleurs français. J'aime bien, je ne mets pas la radio. On ne comprend pas tout. Une fille parle d'un ton décidé. Elle dit quelque chose de très important aux deux hommes. Elle essaie de leur faire comprendre : oui, c'est bien ça, il veut faire exploser la bombe ! professeur ! vous ne semblez pas comprendre, il faut agir maintenant, après il sera trop tard ! Là j'invente car le voisin doit être parti aux toilettes car le film s'est arrêté d'un coup, juste après la bombe, juste quand je commençais à essayer de comprendre quelque chose.
C'est le silence total. Peut-être que mon voisin est mort d'une crise cardiaque dans ses toilettes et c'est pour ça qu'il ne peut plus appuyer sur la touche play de la télécommande.
Mardi 3.Je me sens faible.Je suis sortie m'acheter un steak au MAGMOD avant que ça ferme, et, tellement lasse, me suis sentie incapable de faire un pas de plus : je suis donc à la terrasse de l'Odyssée et j'ai un steak dans mon sac.
J'ai envie de dormir.
J'ai une fois de plus oublié d'aller réparer mon vélo qui est resté à l'école. J'aimerais vraiment faire veilleuse de nuit pour pouvoir être payée à faire mon courrier, lire, dessiner, mais ils préfèrent prendre des garçons. Je vais essayer de me déguiser.
Encore un type avec des tatouages sur les bras.
Dans La Momie il y a un type qui me fait penser à Johnny Depp dans Dead Man parce qu'il a des tatouages sur les joues et la même coiffure et barbe et il fait du cheval aussi.
La Momie c'est vraiment super mais j'ai raté le début alors que je pensais être en avance. J'ai donc aussi raté les bandes annonces et ça c'est dommage aussi parce que c'est ce que je préfère mais La Momie c'est tellement bien que les bandes annonces je n'y ai plus pensé.
Donc je suis arrivée quand le type qui ressemble à Johnny Depp sur son cheval avec d'autres hommes du désert regardent le héros qui est un peu plus bas dans le sable et alors un des types du désert lui demande (en arabe mais c'est sous-titré) : on le tue? et lui il répond : non. Le désert s'en chargera. Et ils s'en vont avec leurs chevaux et là je me suis tout de suite dit que c'était un grand film.
Dans la salle (la grande salle du PathéClub, la salle Marilyn) on était 5 : un couple, 2 grand-mères dans le fond qui n'arrêtaient pas de se marrer et moi. J'étais en plein milieu sans personne devant et c'était la première fois depuis longtemps que je voyais un film dans une aussi grande salle, avec un aussi grand écran.
À un moment, l'homme du désert dit à un de ses potes en parlant du héros qui en fait n'est pas mort dans la première scène : lui, il est fort. (en arabe aussi). C'est vrai : il ne saigne jamais, il est toujours bien rasé et il s'appelle Rick. Elle elle s'appelle Evelyne, elle non plus elle ne saigne jamais et elle a des super cheveux.
20h30. Je suis rentrée. Je viens de finir le steak. Dans la cour j'entends Zorro.À un moment aussi la momie embrasse Evelyne sur la bouche (elle est endormie) mais comme elle n'est pas encore complètement transformée en homme ça bousille toute sa bouche mais pas à Evelyne car c'est pas une momie mais ça la réveille alors le héros arrive avec le chat alors la momie pousse un cri terrible, sa bouche est toute déchiquetée et comme il a peur il se transforme en sable et s'enfuit par la fenêtre qui se referme dans un grand fracas après le tourbillon.
À un autre moment, un des cowboys dit : ils essaient de nous faire peur pour avoir le trésor à eux seuls. Et Rick répond : non. Les hommes du désert n'aiment pas l'or. Ils ne s'intéressent qu'à l'eau.Ça y est je me sens lasse encore une fois.Dehors il y a un film.



mardi 17 septembre 2024

Le cadeau

Hier je vais à Emmaüs, je vois un 33 tours de Christian Morin, je me dis ah je le prends pour offrir à ********* c'est bientôt son anniversaire. Pendant que je trouve des disques de Manitas de Plata, je me dis mince pourquoi je pense à ********* en voyant un disque de Christian Morin ? Est-ce que je le lui aurais pas déjà offert à un de ses anniversaires il y a 15 ans et je m'en souviens pas, ou alors est-ce que j'ai offert un disque de Christian Morin à un autre ami, est-ce que cet ami avait aimé ce cadeau ? Est-ce qu'il s'était dit wa c'est quoi cette merde ou bien waaa trop bien ce cadeau est à la fois très drôle et parfait pour moi, quelle fine psychologue, elle m'a percé à jour, je l'aime.
*********, si jamais comme je le crains mais sans aucune certitude, je t'ai déjà offert ce disque, envoie-moi un message, je le redonnerai à Emmaüs comme peut-être si ça se trouve tu l'as toi-même fait récemment pour t'en débarrasser.


























Par ailleurs, je vois avec grande surprise que Manitas de Plata est roux, roux aux yeux bleus, en fait j'avais jamais vu sa tête. Il a une sacré touche. Au dos de la pochette il sourit, on voit ses dents en or, je me demande si en 2024 c'est plus ou moins cher qu'une dent en céramique, une dent en or. Est-ce qu'elles sont en vrai or et si oui est-ce que c'est ok pour mâcher vu que l'or c'est mou, que d'ailleurs pour vérifier qu'un truc est en or on le mord avec ses dents. Est-ce que j'aurai le courage de choisir des dents en métal plutôt qu'en céramique si jamais un jour je dois le faire, est-ce que ma mère arrivera à trouver que c'est cool d'assumer sa pauvreté avec des dents en métal, est-ce que j'aurai vraiment envie de me faire remarquer avec des dents en métal.
J'ai oublié que ma platine vinyle faisait à nouveau un gros bruit de masse quand on l'allume alors j'écoute les disques que j'ai achetés sur youtube, sauf celui de Christian Morin parce que lui je l'avais pris pour la pochette. Maintenant que j'écris ça je me dis que je suis con, allez, lui aussi il faut l'écouter. Si ça se trouve c'est un vrai beau cadeau, si ça se trouve je vais avoir envie de le garder tellement c'est bien.






























Quand on était petites ma mère nous racontait tout le temps des histoires de quand elle était petite et cheffe de bande dans son quartier. Tout le monde se foutait de sa gueule parce qu'elle était rousse, ils croyaient que sa mère lui teignait les cheveux parce que ses yeux et ses sourcils étaient noirs et que roux ça existait pas. Un jour quelqu'un lui a dit je chie sur ton père, ma mère lui a lancé une pierre qui s'est encastrée sur son front, c'était son ennemie, la cheffe de l'autre bande. Quelques années plus tard ma mère entre contrainte et forcée dans un collège de riches tenu par des bonnes soeurs sadiques. Elle vient des quartiers pauvres, elle n'y connaît personne, personne sauf une : Josefina, la cheffe de bande au caillou, son ennemie de toujours.
Elles deviennent instantanément amies.
Un autre jour je vous raconterai l'impact d'une scène de film vu à 4 ans sur une télé noir & blanc et l'espèce de modèle farouche que ça a généré dans mon cerveau.

mercredi 17 avril 2024

Les Deux anglaises et le continent - François Truffaut (1971)













Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mêne une vie faite de complicité et de bonheur partagé, Anne et Muriel s'éprennent toutes deux de leur compagnon.

Âmes pures, lumineuses et tourmentées, éprises de : promenades dans la lande, journaux intimes, Jean-Pierre Léaud avec une jambe dans le plâtre, correspondances épistolaires, convalescences, romans autobiographiques déguisés, mais aussi de parties de tennis immobiles, modernité dans le passé, fermetures à l’iris, Henri-Pierre Roché : ce film est pour vous.
Voir tant de candeur et de sérieux mêlés procure beaucoup de joie, serez-vous prêt·e·s ?




Écrit pour la brochure du cinéma Le Cosmos, cycle #10 "Cinéma & littérature" (du 10 avril au 4 juin 2024)

lundi 15 avril 2024

Stella - Sylvie Verheyde (2008)






















1977. Stella entre en sixième, dans un grand lycée parisien.
Stella entre dans le monde...
Un nouveau monde, à l'opposé de celui qu'elle connaît.
Elle, elle vit dans un café, un café d'ouvrier, à la frontière de Paris.
Cette rentrée va changer sa vie.

Stella est du même acabit que L’enfance nue de Pialat, une enfance nue avec une fille de onze ans élevée dans un bar en 1977. Ça a l’air d’un petit film mais c’est l’inverse, de même sa réalisatrice est méconnue mais grande. Elle s’inspire ici de sa propre enfance et tout y est si juste qu’il est troublant d’y reconnaître une amie, un cousin, une voisine. Et ne craignez pas d’aller voir un film dans lequel joue un chanteur que vous ne pouvez souffrir, il y est parfait, comme tous les autres.



Écrit pour la brochure du Cosmos, cycle #10 "Cinéma & littérature" (du 10 avril au juin 2024)

lundi 25 mars 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (16)

                                      
                      XIV          
                    L'histoire
                     du temple et
                      de la pierre


- Maintenant raconte nous tout ! Marco !

- Il m'a prit et m'a dit qu'il pouvait    voulait me parler, et que si je ne savais pas il ferait tué ma famille .

- Il m'a dit connais tu ou se trouves le temple et la pierre sacrée ?  Bien sure je n'est rien dit, Et je sais qu'il mettra sa menace à exécution s'il me retrouve.

- Alors tu sais ou sont .
- Oui je sais ou est le temple mais je ne sais pas ou est la pierre. c'est un temple truffé de pièges. Ils veulent cette pierre qui contient un pouvoir si puissant qu'elle peut tuer les personnes gênantes sans laisser de trace



***************************************************************


Une fois tu as crié sur ton cousin. Il riait nerveusement. Un an de plus que nous. Quel âge on avait ? Je comprenais rien. 11 ? Il habitait la maison à côté de la tienne, enfin pas collées, grand grillage entre. On jouait jamais avec lui.
C'était bizarre ce que tu criais.
La fois où on avait passé un après-midi à organiser la cérémonie d'enterrement d'Éphémère, la hérissonne morte récupérée sur la route pendant une virée à vélo, il nous avait espionnées de chez lui. Il nous trouvait de plus en plus cinglées, on voyait sa tête de loin. On avait inventé des chants de messe qu'on chantait de plus en plus fort, en balançant des tas de pétales de petites fleurs sur la tombe. Grosse rigolade. Le hérisson c'était encore ton idée. On avait fait un aller-retour jusqu'à chez toi pour récupérer un sac plastique pour le ramener. Tu l'avais baptisée Éphémère, je ne connaissais pas ce mot. Tu lisais des vrais livres, Victor Hugo, Émile Zola, des livres de vieux, moi les plus vrais livres que j'avais lu c'étaient les Fantômette que je trouvais très spirituels. Que tu lises Les Rougon-Macquart je trouvais ça aussi étrange que la collection de petites poupées en costumes traditionnels dans leurs boîtes transparentes sur le meuble de ta chambre ou les posters de Kylie Minogue apparus à côté de ton lit.

T'avais fait un prêche bien démentiel et on s'était dit que ça serait hyper cool quand on déterrerait le squelette plus tard.
Quand on l'a exhumé c'était trop tôt. Bien dégueu avec des asticots, pas du tout un squelette, après on a oublié. On n'avait pas mis de marque, ça devait rester secret dans le sable derrière ta maison. Fallait pas que tes parents ou ton petit frère tombent dessus alors on avait fait un plan. Avec des nombres de pas.

Cette pierre qui contient un pouvoir si puissant qu'elle peut tuer les personnes gênantes sans laisser de trace.







                    (à suivre...)

lundi 12 février 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (15)



              
  XVIII      

A la recherche de Marco


Elles arrivèrent au lieu de rendez-vous . Pas de Momo et Gigi en vue .
- Ou est Marco ?
- Tenez le voila
dit Gi LiLi en le montrant du doigt !

- attendez , Paul le suit et lui parle  suivons les !
- Elles les suivirent mais les perdirent .

- Ou peut il bien etre ce Marco ?

- Fouillons dans les bungalos abandonnés

Elles cherchèrent longtemps, longtemps
Et soudain !

- Regarder s'écria LoLo
il est là, seul attaché aux meubles !

- Marco ça va ?
- Heu Heu Mm

- Tu vois bien qu'il ne peut pas parler avec ce chiffon dans la bouche !

-Delivrons le !

Elles sautèrent pénetrèrent par la fenêtre du Bingalo, elles le détachèrent et ils s'enfuirent. ensemble !
Arrivés près de la maison de Jack ils s'arrêtèrent .

- On va aller chez Oncle Jack, lui il sera d'accord .*

    Elles pénètrerent dans la maison, et Jack leur dit

- Alors vous avez trouvés Momo et

- Non toutes manière on s'en fiche

- Vous avez raison
Mais qui es tu toi ?
- Bonjour Monsieur

- C'est Marco, il parle très bien notre langue . Il est seul au monde, sa famille est dans un camp prète a mourir , il apporte la drogue a Pascal et a Paul pour vivre . Cette fois, je ne sais pas pourquoi , il a été emprisonné !

- Au mon pauvre petit ! Tu sais mon coeur est assiez vieux mais encore jeune pour te laisser vivre avec nous si tu le veux !

- Oh Oncle Jack vous êtes formidable  s'écria LiLi

- Non, non

- T'as compris Marco ?
- Non , pas beaucoup !
- Tu vas habiter chez nous, le temps qu'il faudra avant de d'avoir resoud cette ég énigme
-Oh Merci Monsieur
Je adore vous.
- Non, Marco  Je vous adore !
- ah oui merci .

    Bon montons faire ta chambre après nous tu nous expliqueras .
    Elles mirent un autre lit dans leur chambre et mettèrent le lit de GiGi chez Momo!

- Momo va gueuler si elle apprend ça !

- Ne vous inquiéter pas  dit Oncle Jack , Je vais la raisonner  si elle émet des objections

- Bon je vous laisse
  Et oncle Jack parti .

Dans ton sous-sol il y avait une pièce que je pigeais pas bien. C'était une chambre avec un lit deux places. Humide, sans fenêtres, bas de plafond, éclairage glauque, sans doute un néon, un dessus de lit avec des motifs de petites vagues/chenilles en relief genre serviette éponge qui râpe, un traversin, l'enfer. Le lit était toujours fait, comme dans un hôtel, enfin un hôtel glauque dans un garage. Je comprenais pas bien ce qu'elle foutait là cette chambre mais bon, on avait autre chose à faire que discuter. Principalement aller à la piscine, rester le plus longtemps sous l'eau pour pas entendre ces cons de maîtres nageurs.
L'apnée c'était notre truc, on faisait toutes nos longueurs sous l'eau. À force ils avaient lâché l'affaire, ça les saoulait, ils voulaient qu'on fasse des compètes. On les ignorait.
On avait appris l'alphabet en langue des signes pour pouvoir se parler et jouer sans se faire engueuler, sous l'eau.
Un jour je sais pas pourquoi on a fini par participer à une de leur compète quelque part. Il y avait un car pour y aller. On était trois à nager dans notre catégorie: toi, hyper speede comme d'hab, une fille qui avait l'air d'une adulte et qui devait peser le même poids que nous deux réunies et moi, l'inverse de speede.
C'était aussi nul que prévu avec finalement aucune pression vu que y avait personne. Un après-midi à attendre en maillot de bain sur un banc dans les vapeurs de chlore avec zéro intention de gagner.














*Et cette typo courier, c'était qui ? C'était ma grande soeur, Elena.
Est-ce qu'on lui avait demandé de faire des corrections, est-ce que c'était un jour où elle s'ennuyait et traînait avec nous, franchement je sais plus, sans doute les deux. Si vous êtes attentifs vous l'aurez déjà remarquée ici, au chapitre VIII.
Et ici, on voit qu'elle avait eu la riche idée de commencer un sommaire à la fin de l'agenda :






















                    (à suivre...)




samedi 10 février 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (14)


                
   XVII             

 Jour a part



Elles se reveillerent tôt ce matin la
sauf Gigi et Momo!
- Qu'est-ce qu'on fait on les laisse dormir ou on l . . .
- '
- Non, on ne les reveille pas, on va déjeuner, si elles ne se réveillent pas on s'en va sans elles.
- Tiens, Bonjour les filles.
- Bonjour Oncle Jack
- Venez déjeuner avec moi.
Elles le suivirent et allèrent déjeuner

- Alors qu'allez vous faire aujourd'hui ?
- Eh bien Jack, on va attendre que Momo et GiGi se lèvent et puis on va sans doute se ballader .
- Comment vous ne savez pas demanda Jack

- On ne sait pas quoi ?

- Momo et GiGi sont parties depuis un petit moment !!

- C'est impossible GiGi dormait, elle était cachée sous . . .
- Sans doute a t'elle mise u son traversin en long dans son lit ?

- Bonne idée. LoLo allons voir .

- Elles grimpèrent a toute vitesse les escaliers, et que virent elles ? Eh oui un traversin !


- Alors ça on va mettre Jack au courant de cette histoire que l'on a a résoudre
dit Lami
- Bonne idée ma vieille dit LiLi !

  Elles redescendirent et allèrent voir Oncle Jack

- Monsieur Jack  on va vous expliquez; Depuis le jour ou on a voulu venir ici et

- Je sais tout, les filles!
  On m'a tout dit
    Momo m'a tout dit !

- Alors ça c'est la meilleure !

- Mais  Pourquoi Momo a t'elle réveillée GiGi et pas quelqu'un d'autre ?

- Montons a la piscine  la on pourra discuter !

X Elles allèrent à la piscine de Jack.

- Non, je ne comprends pas   !

  Qu'allons nous faire ? demanda Lami

- On Va aller voir Marco ! Tu sais ils nous avait dit " a demain"

- Mais oui, mais si elles y étaient ?

- On passera et on leur fera la tête Ok?

- OK

A la seule boum à laquelle on avait été invitées c'était tellement nul qu'à un moment j'ai dit aux filles venez on va se cacher, on va voir s'ils s'en rendent compte.
C'était en 4ème dans le garage et le jardin de B. Pelloquin à Saint Jean de Monts.
Les garçons ils ont continué à manger des bonbons boire du banga et pas nous calculer alors avec Mélanie on s'est barrées, on a vadrouillé à vélo tout l'après-midi et on est rentrées, peut-être il y avait Béatrice avec nous mais je suis pas sûre de son prénom.
Enfin bon c'est pas comme si on avait imaginé que ça serait bien la boum.
Je sais pas si on écrivait encore le livre. Ou alors c'était la fin. Trop vieilles pour la boum, trop vieilles pour le gravillon magique. La fin.
Béatrice elle habitait sur la route du Perrier, devant sa maison elle nous avait dit que sa mère passait ses journées à regarder la télé, qu'elle ne faisait que ça. Télé, télé, télé.





                    (à suivre...)

lundi 29 janvier 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (notice)

Aujourd'hui je vais vous écrire une notice pour le gravillon magique.
Quand c'est écrit avec la typo Arial, celle-ci maintenant oui, c'est écrit par la main de Mélanie. Mélanie A. en 1989.
Quand c'est écrit avec la typo
Times, c'est par ma main, Alice B., en 1989.
C'est visuel. La typo arial ressemble plus physiquement à son écriture manuscrite, grosse et ronde, et la times à la mienne, fine et effilée.
Alors pourquoi aujourd'hui en 2024, j'écris moi Alice B. avec la même typo que celle choisie pour retranscrire l'écriture de Mélanie de 1989 ? Parce que c'est ma typo préférée et que c'est celle que j'ai choisie pour ce blog aussi. Ouais. Blog.

Au début on écrivait ensemble, on cherchait les phrases à voix haute et c'était l'une ou l'autre qui retranscrivait ou qui faisait l'effort de faire des phrases correctes je crois.
On était assises par terre sur la moquette gris-bleu de ma chambre à attendre pas trop convaincue (moi) que l'inspiration tombe sur la mollassonnerie.
Assez vite c'est surtout toi qui l'écrivais le gravillon, d'ailleurs c'était encore une idée à toi, frénétiquement et mal fichument mise en oeuvre. Moi ce que je voulais c'était faire des super illustrations, des super typos pour les titres, une super couverture mais tu faisais tout hyper vite chez toi, après c'était fait, je disais rien.
On écrivait dans un vieil* agenda non utilisé que t'avais chopé chez ton grand-père ou dans ton sous-sol, c'était moche mais ça ressemblait à un livre avec une couverture un peu rigide en skaï bleu marine. T'avais pas pu t'empêcher de le recouvrir de papier pas terrible, du papier à lignes de feuille de classeur où t'avais écrit le titre à mes yeux n'importe comment avec un sens graphique nul et dessiné des espèces de petites fleurs qui n'avaient aucun rapport avec l'histoire. Enfin bon et le tout recouvert de vieux plastique transparent déjà utilisé mal scotché et agrafé aussi, non mais allô.
Même maintenant cette couv me désespère.
Me désole, me fout le cafard. Mais peut-être qu'à force de la regarder je vais changer d'avis.
























Sa totale nullité artistique m'empêche de la prendre en photo, là c'est l'intérieur que je vous montre. Vous voyez. C'est exactement le même emballage sachets plastiques/scotch dont je parlais ici.
Ce livre on le planquait dans ma chambre, dans le grand tiroir en bois hyper chiant à ouvrir, on le mettait tout au fond dans le coin gauche, sous une pile de trucs dont "La mode de Monique en 4 saisons". Lui j'aimerais bien remettre la main dessus, il cartonnerait en 2023, attendez je vous explique. Monique c'était qui, c'était Monique Buchou, notre surveillante de car, le car pour aller au collège. Elle passait son temps à crier. On l'aimait pas, on la trouvait bête et moche, elle parlait mal, elle disait pas de genoux, j'ai dit pas de genoux ce qui voulait dire ne vous mettez pas à genoux sur vos sièges. Le chauffeur c'était un pépé qui mettait le clignotant une fois sur deux, M. Gravier, le danger public, mais bon c'était ok il roulait pas vite et il disait rien contrairement au conducteur du car de La Barre de Monts qui était alcoolique et terrorisait tout le monde en hurlant des trucs en polonais (désolée, c'est la vérité, enfin je crois, c'est ma grande soeur qui racontait ça à peu près, ok je m'en souviens mal, mais je lui demanderai et si jamais je me suis plantée je viendrai rétablir la vérité, la vérité de ma soeur, si elle se souvient encore de ce que lui racontaient ses potes qui prenaient ce car, parce que ici c'est ok, c'est pas imprimé, je vais bien faire ce que je veux).
Donc Monique elle nous pourrissait tellement les voyages que pour rigoler (attention ça va être très drôle) on imaginait une histoire d'amour secrète entre elle et M. Gravier, le chauffeur pépé. Moi la reine de l'illustration j'avais dessiné toutes ses tenues façon book de styliste (hum) parce qu'elle avait une collection de pulls à motifs qu'on trouvait ignobles mais qui depuis quinze ans cartonnent dans les friperies de riches et rendent extatiques les jeunes gens artistes qui aiment par dessus tout le mauve le noir et le gris argenté. La mode de Monique en 4 saisons c'était notre trésor secret, la meilleure blague de l'année.

 






*alors je dois ici rectifier cette info : par souci d'exactitude je viens de vérifier aujourd'hui 26 janvier 2024 et quelle surprise, c'était un agenda de 1989 = l'agenda de l'année en cours haaan mais à qui l'avais-tu pris ? Te l'avait-on offert ? Je ne sais pas. Dans mon souvenir imaginaire il y en avait plein, peut-être ils étaient offerts par une entreprise, peut-être personne ne s'en servait jamais, mystère. J'ai beau ne pas aimer cet emballage qui le recouvre, jamais je ne le déscotcherai pour voir ce qui est écrit sur sa couverture originale. Amen.




mardi 23 janvier 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (13)

                   
         XVI        

           repas .


    Elles se mirent

a table . En entrée
 elles mangerent
 un bon cas taboulet,
  puis une paella
 avec de la bonne
  salade . Et en
   dessert  elle
   eurent droit
a un "crabucco"
 spécialité ici .
  puis crevées elles
 allèrent se coucher




                    (à suivre...)

lundi 22 janvier 2024

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (12)

C'était une carte de visite au nom de Jeronimo Rai
- Regardez  s'écria LoLo c'est une carte de visite
- Jeronimo, Jeronimo . . . J'ai trouvé  le nom ou plutôt le faux nom de paul ! ! dit Momo

- Paul ? ? Pourquoi Paul ?

- Mais oui tu sais bien ce matin Il a Pascal a appelé Paul Jeronimo ! !
- Mais oui tu as raison ! C'est vrai  réagit GiGi
- Bon les filles au Boulot ! ! Essayer de trouver des renseignements sur ce jéronimo qui est notre Paul  Ok GiGi et LoLo ?
- Ok c'est toi qui décide momo !
- Bon Salut dépêchez vous moi je vais retourner chez pascal et essayer de récupérer des documents !



      
        XV des
        indices
          exeptionnels


    Le soir de retour avant 20h00, Les filles mirent en commun leur découvertes.
Lami et Lili racontent ce qu'elles ont appris lorsqu'elles ont suivit paul :
- Allez qui commence ? Lami ou Lili  demanda Momo ?
- Moi dit Lili . Nous l'avons suivi jusqu'au croisement de Lille rue
La, il est rentré dans un superbe hôtel du nom de " casa del sol".
Nous l'avons suivit jusqu'a la chambre 607°
Et nous l'avons laissés !
- Très bien les filles bon boulot mais ça nous laisse sur place.
- Non , non c'est pas fini  continua Lami  , on a interrogé le receptioniste !
- Ah ouais que vous a t'il dit interrogea Lolo ?
- Bien; voila toute la suite . On lui a demandé qui résidait dans la chambre 607
Il nous a dit que c'était Jeronimo donc c'était bien vrai!
- C'est bien mais on n'avance . . .
-
   Attendez, nous lui avons demandé s'il connaissait les fréquentation de paul et il nous a dit que plusieurs types venaient le voir tous les dimanches
Voilà c'est tout
Moi dit Momo j'ai été chez pascal et devinez qui j'ai vu ?  Oui Marco , le petit qui nous a bousculé , vous voyez , Et j'ai surpris leur conversation .
- Que disait-ils ? demanda GiGi  intrigué ?
- Ben voila Pascal le rouspétait car il avait eu un grand retard pour porter la drogue et que son salaire s'en verrai diminuer .  Marco pleurait et le suppliait . Alors voyant la que la discussion allait être des pleurs
j'ai préférer visiter la maison
J'ai pénétrer dans la chambre de Pascal et ai ramené un document qui pourrait lui manquer dans peu de temps ?
- C'est quoi ? demandèrent elles en coeur ?

- C'est une liste de fournisseurs de drogue , avec leurs numéros pour les contactez
il va bientôt s'en apercevoir que sa liste n'est plus la !
- Bien joué Momo
- Eh bien moi, dit Gigi, Je sais que Paul a une petite amie nommée Samanta !
Samanta est en France elle , eh bien non ? Elle est ici aussi !
- Non, c'est pas vrai ça ? dit Momo ?
- Eh le pire c'est qu'elle n'est meme pas au courant de ce que fait son copain Paul ? !
- Eh comment tu sais ça toi ?

- Eh bien, J'ai été la voir , mais elle ne se sentait pas très bien et m'a dit de repasser demain matin.

- Tu l'as vue ? ? ? Elle ? ? Mais comment as tu su ou elle demeurait , n'est elle pas dans la chambre 607 ?
- Non ! Et même pas dans le même hotel !
Je me suis renseigné à la mairie et aux archives pour savoir ou elle demeurait !
ça fait à peu près 4 ans qu'elle vient au Pérou avec Paul !
Voila

- Bon super boulot Gigi . Si nous allions manger et voir la télé ou écouter de la musique




                    (à suivre...)

mardi 16 janvier 2024

J'ai pas sommeil - Claire Denis (1994)






















C'est au petit matin que Daïga débarque à Paris au volant de sa vieille voiture avec pour tout bagage un peu d'argent, deux numéros de téléphone et beaucoup de cigarettes. Elle a fait d'une traite la route de Vilnius à Paris, elle est comédienne et un metteur en scène de passage à Vilnius lui a promis de l'aider.

Katerina Golubeva est un peu trop années-90-ment belle dans sa skoda rouillée, à fumer des clopes dans des vêtements trop grands qui lui vont si bien. Béatrice Dalle aussi est très photogénique quand elle apparaît, ça agace pas mal. Heureusement il y a les autres : Line Renaud qui tient l’hôtel avec sa mère et qui le jour anime les cours de karaté des “panthères grises”, les frères martiniquais, la police...
En adaptant librement l’affaire Thierry Paulin, Claire Denis et Agnès Godard dissolvent le sordide dans un enchaînement de séquences froides et veloutées, étrangement douces et enveloppantes. On retrouve cette espèce de mélancolie propre au début des années 90, la mort qui rôde, la solitude des métropoles. Ces personnages qui se croisent sans vraiment se parler font avancer le film en cercles concentriques, comme un oiseau planant lentement au-dessus d'une proie. C’est doux et mélancolique, une berceuse chantée par Jean-Louis Murat, de l'ASMR chuchoté en russe dans une boîte de nuit gay.




Écrit le 30 décembre 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #8 "La nuit" (du 17 janvier au 27 février 2024)

Ce film étant finalement déprogrammé (problème de copie) vous avez droit à une deuxième image


et un extrait vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=MMcBEOvxXj4