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mercredi 17 avril 2024

Les Deux anglaises et le continent - François Truffaut (1971)













Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mêne une vie faite de complicité et de bonheur partagé, Anne et Muriel s'éprennent toutes deux de leur compagnon.

Âmes pures, lumineuses et tourmentées, éprises de : promenades dans la lande, journaux intimes, Jean-Pierre Léaud avec une jambe dans le plâtre, correspondances épistolaires, convalescences, romans autobiographiques déguisés, mais aussi de parties de tennis immobiles, modernité dans le passé, fermetures à l’iris, Henri-Pierre Roché : ce film est pour vous.
Voir tant de candeur et de sérieux mêlés procure beaucoup de joie, serez-vous prêt·e·s ?




Écrit pour la brochure du cinéma Le Cosmos, cycle #10 "Cinéma & littérature" (du 10 avril au 4 juin 2024)

mardi 16 janvier 2024

J'ai pas sommeil - Claire Denis (1994)






















C'est au petit matin que Daïga débarque à Paris au volant de sa vieille voiture avec pour tout bagage un peu d'argent, deux numéros de téléphone et beaucoup de cigarettes. Elle a fait d'une traite la route de Vilnius à Paris, elle est comédienne et un metteur en scène de passage à Vilnius lui a promis de l'aider.

Katerina Golubeva est un peu trop années-90-ment belle dans sa skoda rouillée, à fumer des clopes dans des vêtements trop grands qui lui vont si bien. Béatrice Dalle aussi est très photogénique quand elle apparaît, ça agace pas mal. Heureusement il y a les autres : Line Renaud qui tient l’hôtel avec sa mère et qui le jour anime les cours de karaté des “panthères grises”, les frères martiniquais, la police...
En adaptant librement l’affaire Thierry Paulin, Claire Denis et Agnès Godard dissolvent le sordide dans un enchaînement de séquences froides et veloutées, étrangement douces et enveloppantes. On retrouve cette espèce de mélancolie propre au début des années 90, la mort qui rôde, la solitude des métropoles. Ces personnages qui se croisent sans vraiment se parler font avancer le film en cercles concentriques, comme un oiseau planant lentement au-dessus d'une proie. C’est doux et mélancolique, une berceuse chantée par Jean-Louis Murat, de l'ASMR chuchoté en russe dans une boîte de nuit gay.




Écrit le 30 décembre 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #8 "La nuit" (du 17 janvier au 27 février 2024)

Ce film étant finalement déprogrammé (problème de copie) vous avez droit à une deuxième image


et un extrait vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=MMcBEOvxXj4

mercredi 13 décembre 2023

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (5)

Et voici nos amies parties pour l'aventure ! Enfin voici Roicy ! La bande descend de la voiture et se dirige vers la porte n°5 just au moment ou l'hotesse recomme pour la 8ème fois sa chanson : Les voyageurs en destination pour de Pérouville l'ile située a coté de ce pays sont priés de se rendre à la porte n°5
Et voila nos jeunes amies monter dans l'avion qui vient juste de décoller !

Après 18h d'avion les voici arrivés à "Pérouville"

Quelle magnifique île s'écria Lami
Super je vais pouvoir grimper aux palmiers s'écria Lolo
-En attendant allons à notre maison un bon déjeuner nous attends


                X

        A "Pérouville"

«Super la maison d'oncle Jack
!
S'écria Momo
- Momo tu me flattes
- Oh ouais super votre maison Mr Jack
- C'est bon les filles j'ai compris.
La maison de l'oncle Jack avait l'air d'un majestueux château avec ses 3 tours, son ancien pont levis...
- Voici votre chambre les filles leur fit part momo en leur faisant voir une magnifique petite pièce avec 4 lits merveilleusement disposés.
- Mais Momo tu ne dors pas avec nous
- oh non je ne veux pas vous entendre ronfler ! Cela dit
lorsque Lami, Lolo Lili et Gigi furent entrées Momo leur ferma la porte au nez et s'en fut au 3ème étage au dessus de la chambre des filles.
« Momo est dégoûtante ! Je n'aurais jamais penser ça d'elle
- Moi si
- ELLES SE retournèrent et tombèrent NEZ à NEZ avec . . . Pascal Louvoyons ; le prof (ancien) de gym a Momo )
« Pascal ? sécria Lili tout étonné
- Oui c'est moi ! Salut les filles !




                    (à suivre...)

lundi 11 décembre 2023

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (4)



Personne ne disait rien.
Elle pensait à Mélanie.

IX découverte


- Ha Ha Comment t'as fait pour s'exclamer toute seule s'exclama Lami

alle avait fait une insomnie à cause d'un message, il s'ensuivit qu'elle écrivait mal, c'était dû au fait qu'elle manquait de sommeil, ses doigts ne répondaient pas à son cerveau, son cerveau ne répondait pas à ses yeux.

- Ha Ha comment t'as fait pour trouver toute seule s'exclama Lami

- Ah c'est la où Pascal est parti et ici Gravillon et là La pierre Sacrée

- Eh c'est quand qu'on part

- ce soir

- Eh qui va payer

- Mon oncle s'écria Momo

- Et il est d'accord ?

- Oui à mon anniversaire il voulait me payer un voyage et je n'avais pas d'idée alors ça y est on va au Pérou Allez faire vos baggages
.

 Il est 4h00 à Paris tout le monde dort sauf les 5 intrépides qui se préparent pour un long voyage...
- C'est toi qui a pris mes chaussettes Lolo ? dis ! elles sont plus dans mes chaussures !
- Mais non - écoute Lami je crois que tu devrais demander à Monique elle avait besoin de chaussettes vertes pour assortir avec sa jupe rose et son chemisier marron...
- Oui mes il me les faut parce que j'ai pas d'autres chaussettes pour mettre avec mon pantalon orange et mon pull à rayures rouge et rose ! 
»

Allez les énervés
énervées l'Oncle vous attend dehors avec les billets d'avions et sa Roll'sRoyce.
» ...
- En avant les filles prêtes?
  Prêtes
- Alors les filles montez vite dans la voiture et en avant pour Roicy
»





                    (à suivre...)

vendredi 8 décembre 2023

La bande à Momo et l'énigme du gravillon magique (2)

« ... Ah, vous voulez parler de Pascal Louvoyond, c'était mon compagnon de chambre. Il est parti subitement au Pérou, son Oncle est mort et lui a légué toute sa fortune dont sa résidence. Je crains que Pascal ne revienne plus vivre à Paris.
- et, ne vous avait-il pas parlé d'un certain GRAVILLON ?
- Eh bien, ma foi si ! Vous avez bien dit GRAVILLON ? ... Une nuit lors de son sommeil très agité d'ailleurs, il m'a réveillé en disant car il parlait tout seul, ça lui arrivait quelques fois... il disait à moitié somnambule : Gravillon... Temple de la pierre sacrée. C'est tout ce que je pus entendre, mais je ne m'en souçiai guère .
-C'est tout ce que vous savez à son sujet demanda Lolo
-Malheureusement non... Je me souviens qu'il était très renfermé du monde . . .
Mais au faite je me souviens d'un ami auquel il tenait beaucoup, il m'apprit qu'il était mort et Pascal ne me parla plus beaucoup depuis ce jour
-Vous vous rappelez de rien d'autre demanda Lolo
-Nom mais si je me souviens d'autre chose je vous ferai appel
.» 
Momo lui tendit la carte de visite de leur bande
.
«Saviez-vous d'où venait et où habitait cet ami décédé. demanda Lolo.
-Il habitait 15 rue des Fauvettes près de St Floricie, où nous sommes et il était environ d'1 mètre 90 et il avait 28 ans - Attendez je crois que j'ai une photo de lui avec son amie qui réside à cette adresse. C'est Pascal qui me l'avait donné en souvenir car je le connaissais un peu...
Il partit la cherchez et revint

tenez la voici
























                    (à suivre...)

mercredi 6 décembre 2023

Les nuits de la pleine lune - Eric Rohmer (1984)



Louise joue dangereusement avec les sentiments de ceux qu'elle séduit et Rémi, son compagnon, est le premier à en souffrir. Elle sera prise à son propre jeu le jour où Rémi en découvrira la clé.

Géométrie amoureuse... Tous les Rohmer auraient pu y figurer. Pour les déjà mordu·e·s, nul besoin de notice. Pour celles et ceux qui hésitent, que dire ? Saviez-vous qu’Eric Rohmer (ce n’est pas son vrai nomn’a jamais dit à sa mère qu’il était cinéaste ? Qu’elle a cru toute sa vie qu’il était professeur de Lettres ? Et qu’il apparaissait danles médias toujours gri ? Il pensait que ça l’aurait tuée de savoir.

Quand on se met à aimer ses films, on se rend compte : 1 qu’ils sont tous bien, 2 que dans chacun d’eux un des personnages nous fait penser à nous-même ou à un·e ami·e. Par exemple, Louise, je comprends tout ce qu’elle dit. Et quand elle rembarre Luchini parce qu’il est insupportable, je souffle avec elle, et vous aussi vous soufflerez. 

Debout, claires, les femmes y sont étonnamment vives et têtues, posent des équations, les résolvent. Cette ténacité est d’une grande beauté et les questions d’une grande modernité. Les femmes s’expriment comme rarement et surtout : on les écoute.




Écrit le 25 septembre 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #5 "Géométries amoureuses"

Un homme, un vrai - Arnaud et Jean-Marie Larrieu (2002)
















Au cours d'une soirée parisienne, Boris, un apprenti cinéaste, et Marilyne, une jeune cadre supérieure, se déclarent un amour éternel alors qu'ils viennent à peine de se connaître. Au fil du temps, leur relation va changer...

“Une biche !”. “Oh ! Encore une biche !”.
La scène qui se termine par “una biera et una omeleta please”. Et ça devient plus sombre.
L’émotion qui pointe. Les coqs de bruyère. À une heure du soir indéfinissable. En 35 mm, ça va être encore plus beau.
La fin, qui est aussi une chanson, chantée, en vrai, par les acteurs troublés.
Comment parler d’un film fétiche en 500 signes ? La musique de Philippe Katerine, la harpe, le guide de haute montagne Toni, le gazpacho ?
La deuxième fin. Et le générique aussi.



Écrit le 25 septembre 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #5 "Géométries amoureuses"

mardi 5 décembre 2023

Simone Barbès ou la vertu - Marie-Claude Treilhou (1980)


Simone Barbès est ouvreuse dans un cinéma porno. Un soir, après son travail, elle se rend dans une boîte de nuit lesbienne. Puis elle rencontre un homme seul et désespéré qui lui cède le volant.

Attention : errance nocturne oui mais ici on n’est pas chez Jarmusch, Wong Kar Wai ou Cassavetes.
Le romantisme, l’esthétisme, les fantasmes embrumés : ça dégage. On a mieux à voir. Les ouvreuses dans les cinémas elles sont blasées et alors ? Oui monsieur le baron, ici chez M-C T. on envoie bouler les clients, on récite des poèmes, on mange des sandwiches, on s’évente avec des livres et on se sert un petit verre de guignolet. Le tout sur fond de gémissements lascifs incroyables qui s’échappent de portes mal fermées.
Simone est un drôle d’oiseau, une Arletty en pantalon de skaï qui observe beaucoup et qui parle aussi, a de la verve à revendre, de la vitalité dans le désenchantement, n’est pas si méchante. Je n’ai plus la place ici, mais il y a beaucoup plus à voir dans ce film à la séquence finale bouleversante. Ah cette moustache, resplendissante, c’est le mot.



Écrit le 13 juin 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #2 "Cinéma miroir"

Augustin (1995) et Augustin, roi du kung-fu (1999) - Anne Fontaine


Augustin travaille dans un bureau à mi-temps, dans une espèce de cagibi. Il est un peu étrange, peut-être parce qu’il est grand et un peu bègue, a l’air seul, a un look bizarre, ah non ça c’est les années 90 ? Il travaille à mi-temps parce qu’il a un trouble du spectre autistique ? On ne sait pas. 

Ah non c’est parce qu’il est acteur. Il passe des castings, à mi-temps. Augustin, enfin Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, l’acteur, c’est le frère d’Anne Fontaine, la réalisatrice, et il est tellement touchant que comme elle, comme Thierry Lhermite (dans une hallucinante scène de casting qui a l’air tellement réelle que peut-être elle l’est, qui sait?), on a envie de le voir dans un film, un film sur lui ? Ou avec lui ? On ne sait pas, on aimerait juste le revoir. Ça tombe bien. Sa sœur aussi.





















C'est décidé, Augustin sera le prochain roi du kung-fu, malgré sa raideur et sa maladresse.


Ouf ! Encore un film avec Augustin Dos Santos. Il est si appliqué, comment ne pas l’aimer ? Il fait tout bien. Pour pouvoir jouer dans des films d’action, il déménage dans le XIIIème, prend des cours d’arts martiaux, de chinois avec Bernard Campan, travaille bénévolement dans le magasin magique de Darry Cowl (dans son plus beau rôle) et sert de cobaye à Maggie Cheung apprentie acupunctrice. Est-ce que ça ressemble plus à un vrai film parce qu’il y a des acteurs connus dedans ? Peut-être, mais lui reste toujours aussi déconcertant, quel soulagement. Encore. 



Écrits le 13 juin 2023 pour la brochure du Cosmos, cycle #2 "Cinéma miroir"

PS : oubliez le reste de la filmographie de la réalisatrice, n'y pensez pas.